24 Août 2016

- Compte-rendu par  Bailey Gerrits, boursière Trudeau 2015

Les 10 et 11 août 2016, plus de 250 étudiants, fournisseurs de services de lutte contre la violence sur et hors campus, administrateurs d'établissements postsecondaires, chercheurs et stratèges ont participé à l’initiative « Les universités ontariennes prennent des mesures contre les violences sexuelles » pour écouter 18 conférenciers aborder des façons de prévenir les violences sexuelles.

Le comité organisateur bénévole a commencé la planification de l'événement en ayant la conviction que les meilleures mesures pour enrayer les violences sexuelles sont axées sur des approches institutionnelles, anti‑oppressives et sur les survivants. Le comité croit également que la violence n'est pas inévitable entre les étudiants et le personnel. Au contraire, les universités ont la capacité et la responsabilité de réduire les violences sexuelles.

Afin de mettre en valeur des modèles institutionnels de prévention, les participants ont écouté le panel et les conférenciers aborder de telles questions, notamment sur les façons d'intégrer des pratiques anti‑oppressives dans les modèles de planification, de financement et de dotation en personnel, de dénicher des partenaires institutionnels intra et extracommunautaires ainsi que d'engager de façon significative des étudiants et des personnes qui ont été victimes de violence sexuelle.

Les conférenciers ont également évoqué des programmes innovateurs. Bien que les programmes eux‑mêmes sont diversifiés, les conférenciers ont convenu que la prévention contre les violences sexuelles doit être continue, multidimensionnelle, pertinente en fonction du contexte, évaluée et repensée au besoin. Il est apparu évident qu'une séance unique ou en ligne sur le consentement ou des cours d'autodéfense isolés et réactionnaires pour femmes sont insuffisants.

Les conférenciers ont également partagé des connaissances pratiques au sujet de la création de partenariats et de l'engagement significatif des communautés touchées par les violences sexuelles. Des discussions portant sur le colonialisme et la politique raciale ont abouti à la retentissante conclusion que la prévention contre les violences sexuelles doit avoir lieu en dehors de l'enceinte universitaire, car les universités seules ne peuvent pas remédier aux histoires d'oppression. Les conférenciers ont également suggéré que les efforts de prévention contre les violences sexuelles dans les établissements postsecondaires doivent intégrer de façon intentionnelle des approches anti-oppressives et apprendre des nombreux intervenants.

Pour en découvrir plus au sujet de la conférence et des conférenciers, visitez le site Web de la conférence et consultez les documents post-conférence.

Cette conférence a été soutenue par la Fondation Pierre Elliott Trudeau et par plus de 30 autres donateurs de l'Université Queen’s, de la région de Kingston et de la communauté extérieure.

Le comité organisateur bénévole était composé de Yasmine Djerbal, Bailey Gerrits, boursière 2015 de la Fondation Pierre Elliott Trudeau, Stacey Kiefer, Samantha King, Joyce Li et Roxanne Runyon.

Bailey Gerrits

Bailey Gerrits (études politiques, Université Queen’s) examine la couverture médiatique sur la violence confugale et s'intéresse au portrait « non-canadien » que semblent en brosser les médias canadiens.

Boursiers 2015