19 Novembre 2015

Échouer, s’adapter, innover : institutions pour une société changeante

XIIe colloque annuel de la Fondation Pierre Elliott Trudeau, Du 12 au 14 novembre 2015, Ottawa

      

L’énergie était palpable dès l’entrée au colloque 2015 de la Fondation Pierre Elliott Trudeau qui s’est déroulé à Ottawa du 12 au 14 novembre. L’événement s’est ouvert avec des images de l’exposition de photos numériques sur le changement social présentée par des boursiers de la communauté de la Fondation et une danse d’honneur de la chef Algonquine Anishinabe Caitlin Tolley pour souhaiter la bienvenue aux participants sur le territoire autochtone.

Les défis d’un changement radical 

  

Indy Johar a lancé les débats avec sa conférence d’ouverture intitulée « Les défis d’un changement radical : passer du cloisonnement à l'interdépendance ». Il a notamment mentionné qu’« il faut repenser de fond en comble nos institutions si nous voulons donner lieu à quelque changement que ce soit ». À cet égard, il a indiqué avoir espoir en l’avenir du pays : « Les conversations apportent le changement. Les conversations modifient la pensée. C’est pourquoi le Canada représente aujourd’hui le grand espoir de l’Occident. »

Les discussions en personne ou en ligne se sont rapidement propagées grâce au mot clic #colloqueFPET, nourries par divers panels, notamment les séances plénières sur la réforme démocratique et l’innovation aux échelles locales et mondiales.

  

Par ailleurs, les neuf dîners thématiques, qui ont eu lieu dans des restaurants ou des institutions communautaires de la région d’Ottawa, ont permis de réunir plus de 170 participants, conférenciers et experts. Les convives ont pu discuter à bâtons rompus de sujets allant de l’innovation dans le système correctionnel canadien à la science et l’éthique en journalisme de la santé.

Dans le cadre d’une nouvelle initiative de la Fondation, les séances étaient ponctuées par l’intervention de rapporteurs autochtones. En effet, Jesse Flowers, Zoe Todd, Caitlin Tolley et Aaron Mills ont présenté leurs points de vue en tant qu’Inuit, Algonquine de la région d’Ottawa, métis et membre des Premières Nations en Ontario, sur les échanges et les solutions proposées. La prise de parole d’Aaron Mills a notamment reçu une chaude ovation. Lors de son intervention, le vidéo clip, « Echo my Soul » du collectif de jeunes artistes autochtones N'we Jinan a particulièrement ému l’assistance.

Samedi, le niveau d’énergie est demeurée élevé jusqu’au mot de clôture, grâce au panel sur la réforme de la fonction publique mettant en vedette un Britannique, un Danois et un Canadien. Dans le panel final, un représentant de la Banque mondiale et de la Croix-Rouge canadienne dialoguaient avec une journaliste primée en santé mondiale sur l’innovation dans les organisations et institutions internationales à la suite de la pandémie d’Ébola.

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