6 Octobre 2016

Les enjeux liés au pluralisme et à la diversité forment un des domaines d’expertise de la Fondation Pierre Elliott Trudeau. Le 21 septembre 2016, Morris Rosenberg, président et chef de la direction de la Fondation, a animé une discussion internationale de haut niveau sur les avantages de l’inclusion et de la diversité, en marge de la 71ième assemblée générale des Nations Unis, à New York.

Cet événement dirigé par le Canada a réuni les experts Salil Shetty, secrétaire général d’Amnistie internationale; Patricia Erb, présidente-directrice générale d’Aide à l’enfance Canada; Cathy Engelbert, présidente de Deloitte; et Moncef Baati, ex-ambassadeur et conseiller spécial auprès du ministre tunisien des Affaires étrangères. Avec les mots de bienvenue et de clôture présentés par l’honorable Stéphane Dion, ministre canadien des Affaires étrangères, l’initiative reposait sur la prémisse selon laquelle la diversité est un fait alors que l’inclusion demeure une question de choix. Les panélistes en ont souligné les avantages économiques, sociaux, culturels et civiques.

La discussion visait la promotion d’un discours positif sur la diversité et cherchait à contrecarrer les élans xénophobes observés dans le monde. Ce panel, qui a intéressé plus de 200 participants provenant de gouvernements, de la société civile et du secteur privé, s’accompagnait d’une campagne sur les médias sociaux.

Les panélistes se sont penchés sur les impacts sociaux positifs qui découlent d’un choix conscient de politiques axées sur la diversité, et ce, dans les secteurs privé, public et à but non lucratif. Ils ont aussi souligné l’importance du leadership mondial pour promouvoir l’inclusion dans la diversité, tout en reconnaissant le rôle prépondérant du Canada en la matière.

Voici les points saillants qui se dégagent des interventions des panélistes :

  1. M. Baati a expliqué comment, en Tunisie, les politiques visant la mise en place d’un environnement propice à la parité des genres ont eu un effet domino sur l’inclusion dans la société tunisienne, en faisant voir que « les femmes sont les moteurs d’une société inclusive ». M. Baati a évoqué les avantages économiques d’une inclusion positive qui engendre le progrès, lequel favorise à son tour l’inclusion. Les participants ont remarqué que les efforts concertés déployés en Tunisie pour promouvoir l’inclusion dans la diversité constituent, pour le monde entier, un modèle de changements positifs réalisables grâce à l’adoption de politiques d’inclusion domestiques.
  2. Patricia Erb, présidente-directrice générale d’Aide à l’enfance Canada, a souligné le fait que l’inclusion est une condition essentielle pour répondre aux besoins des plus vulnérables. Elle a fait remarquer qu’« il y a un coût associé à la diversité, mais il en coûte encore plus à la société si nous ne faisons rien ». 
  3. Salil Shetty d’Amnistie internationale a mis en évidence la montée des conflits et des violations des droits de la personne dans les sociétés où un populisme d’exclusion a pris le dessus. « L’absence de l’inclusion se paye très cher. Son effet cumulatif mène au conflit. Le seul espoir pour l’Asie du Sud et pour mon pays [l’Inde] est d’embrasser la diversité. Il n’y a pas d’autre solution. » M. Shetty en a profité pour saluer la décision du Canada d’accueillir des milliers de réfugiés syriens. Il a souligné le fait que l’inclusion au Canada n’a pas toujours été sans failles et qu’il y a encore place à l’amélioration.
  4. Cathy Engelbert de Deloitte a fait valoir le rôle du leadership à la tête des organisations pour favoriser l’inclusion dans la diversité et pour repérer les indicateurs qui en démontrent l’impact social positif. « Nous pouvons compter sur une foule de données – chaque jour, pas moins de 2,5 trillions d’octets de données sont produites. Il est certes possible de trouver celles qui viendront étoffer les dossiers visant à démontrer les réussites de l’inclusion ou les moyens d’y arriver, mais il faut aussi diffuser et faire connaître tous ces succès. » Elle a par ailleurs fait remarquer que c’est le leadership des pays, des organisations, des communautés et des entreprises qui donneront le ton pour faire progresser les mesures d’inclusion.

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Morris Rosenberg

Président et chef de la direction

Équipe 2014