27 Mars 2018

Le 25 mars 2018, la police allemande a arrêté le dirigeant indépendantiste catalan Carles Puigdemont. Le lendemain, le lauréat 2010 de la Fondation Alain-G. Gagnon a déclaré dans un article dans Le Devoir que cet arrêt constituait une mesure d’intimidation de la part du gouvernement de Mariano Rajoy et était voué à l’échec vu la mobilisation massive qui l’a suivi. Le lauréat Gagnon a aussi émis une mise en garde contre le comportement « odieux » du gouvernement espagnol : empêcher les Catalans de choisir librement leur président, c’est mettre la démocratie en péril et glisser vers un régime où les Catalans ne sont plus libres d’exprimer une opinion contraire au gouvernement central. Les implications internationales de ce glissement doivent aussi être prises en compte : « Si on tolère ça de l’Espagne, qui se dit une démocratie avancée, que devons-nous attendre des pays moins démocratiques ? Comment leur faire la morale si les pays démocratiques sont les premiers à ne pas respecter les règles du jeu ? » a demandé le lauréat Gagnon.

Alain-G. Gagnon est un lauréat 2010 de la Fondation et est professeur titulaire au sein du département de science politique de l’UQAM. Il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes depuis 2003, et est à la tête du CAP-CF de l’UQAM depuis le 12 mars 2018. Lisez l’article ici.

Alain-G. Gagnon

Chercheur de réputation internationale et politologue réputé, il contribue de façon assidue au débat sur l'organisation et le devenir des sociétés occidentales.

Lauréats 2010