29 Juin 2018

Dans les universités canadiennes, les étudiant.e.s noir.e.s, autochtones et non-blanc.he.s se tournent de plus en plus vers les professeur.e.s de couleur pour du soutien. Le travail émotionnel disproportionné – et non rémunéré – de ces professeur.e.s pèse souvent sur leurs perspectives de promotion et de titularisation. Dans un article (anglais seulement) publié le 3 juin 2018 dans The Globe and Mail, Ayesha S. Chaudhry, lauréate 2018 de la Fondation, a affirmé que reconnaître le racisme comme un fait serait la première étape à franchir pour améliorer la culture universitaire et les expériences des professeur.e.s non-blanc.he.s en poste. Malinda S. Smith, lauréate 2018 de la Fondation, a rejoint les propos de Chaudhry, ajoutant que le travail émotionnel des professeur.e.s non-blanc.he.s « a tendance à être fortement genré. » « Les compétences nécessaires pour effectuer ce genre de travail sont sous-évaluées, » a-t-elle souligné, « parce qu'elles sont invisibles et ignorées. » Les lauréates Chaudhry et Smith ont conclu que les universités doivent reconnaître la charge supplémentaire qui affecte les trajectoires professionnelles des professeur.e.s non-blanc.he.s – et des femmes non-blanches plus particulièrement.

Lisez l’article complet ici.

Ayesha S. Chaudhry

Engageant les sphères universitaire, politique, et publique, le projet de la professeure Ayesha Chaudhry (genres et études islamiques, Université de la Colombie-Britannique) suscite une conversation sur une réforme juridique de l'Islam, à travers une Charia féministe.

Lauréats 2018

Malinda S. Smith

En mettant en lumière des histoires souvent cachées, le projet de la professeure Malinda Smith (science politique, Université de l'Alberta) vise à remédier à l'absence virtuelle des femmes noires dans l'historiographie du Canada.

Lauréats 2018