23 Avril 2018

Sur 1 000 cas d’agression sexuelle au Canada, seuls 33 sont signalés à la police, 12 donnent lieu à des chefs d’accusation, six sont portés devant les tribunaux et trois se soldent par une condamnation. Que nous disent ces chiffres sur la structure du système de justice pénale et sa réponse à la violence sexuelle ? Dans un article d’opinion publié le 23 avril 2018 dans Options Politiques, les boursiers 2017 de la Fondation Daniel Del Gobbo et Vathsala Illesinghe ont soutenu que la justice réparatrice pourrait façonner de nouvelles approches aux « inégalités dans le fonctionnement du système judiciaire qui portent préjudice aux femmes. » Ils ont cherché à montrer comment, dans un processus de justice réparatrice, un médiateur qualifié réunirait la victime, l’agresseur et la communauté afin de discuter et d’établir un plan d’action collectif pour non seulement réduire le taux de récidive mais aussi transformer le contexte socio-culturel qui a favorisé l’acte de violence.

Daniel Del Gobbo est un boursier 2017 de la Fondation et un doctorant au sein de la Faculté de droit de l’Université de Toronto. Vathsala Illesinghe est une boursière 2017 de la Fondation et une candidate au doctorat en études sur les politiques à l’Université Ryerson. Lisez leur article ici.

Daniel Del Gobbo

Daniel Del Gobbo (droit, Université de Toronto) examine le rôle des modes alternatifs de résolution de conflits dans le traitement de la violence sexuelle sur les campus universitaires au Canada.

Boursiers 2017

Vathsala Illesinghe

Vathsala Illesinghe (études sur les politiques, Université Ryerson) étudie l’effet des politiques d’immigration sur la vulnérabilité à la violence chez les femmes immigrantes ou réfugiées, en se penchant sur les trajectoires migratoires entre le Sri Lanka et le Canada.

Boursiers 2017