30 Octobre 2018

Dans les grandes villes canadiennes, l’itinérance autochtone représente une proportion particulièrement élevée de la population totale des sans-abris, soit entre 20% et 50% (Observatoire canadien de l’itinérance). Les recherches de Jesse Thistle, boursier 2016 de la Fondation Pierre Elliott Trudeau, contribuent à la lutte contre ce problème social en explorant les traumatismes intergénérationnels vécus par les Métis. 

Dans son édition d’automne 2018, la revue The York University Magazine trace un portrait du travail et de la trajectoire personnelle de Jesse, doctorant aux origines métis et crie qui a lui-même vécu dans la rue pendant plusieurs années avant de gravir les échelons universitaires avec panache.

Ayant travaillé à développer une définition plus holistique de l’itinérance autochtone, il explique dans cet article que l’itinérance est un problème beaucoup plus complexe que le fait de ne pas avoir de toit sur la tête : « l'itinérance autochtone implique une déconnexion de toute chose: votre terre, votre culture, votre identité, vos traditions, vos histoires, vos coutumes et votre langue ». 

Lisez ici l'article (en anglais seulement) sur Jesse Thistle et son travail sur l'itinérance dans The York University Magazine

Jesse Thistle

Jesse Thistle (histoire, York University) s’intéresse aux Métis des communautés de fortune établies sur des terres de la Couronne le long des routes et chemins de fer dans les Prairies canadiennes au cours du XXe siècle.

Boursiers 2016