28 Septembre 2018

Introduit en 1968 par Henri Lefebvre, le concept de droit à la ville implique que tout individu habitant la ville puisse exercer ses droits à la participation sociopolitique et à l’appropriation des ressources et des opportunités urbaines. L’accès au logement constitue une condition importante de l’exercice de ce droit collectif, comme le souligne Marie-Ève Desroches, boursière 2016 de la Fondation, dans un article paru dans la revue Métropoles.

Alors que plusieurs auteurs et mouvements sociaux ont mis l’accent sur le capitalisme comme principal obstacle structurel au droit à la ville, Marie-Ève Desroches soutient, dans cet article, qu’il faut prendre en compte d’autres types d’oppression afin de mener des luttes réellement inclusives pour ce droit. Son étude de cas sur des mobilisations urbaines féministes dans un quartier montréalais démontre que le patriarcat crée également, en interaction avec les structures capitalistes, des obstacles structurels au droit au logement et donc au droit à la ville des résidentes. Elle conclut donc que la notion de droit à la ville devrait intégrer plusieurs approches de la justice afin de permettre des revendications et pratiques de luttes féministes.

Marie-Ève Desroches

Marie-Ève Desroches (études urbaines, Institut national de la recherche scientifique) s’intéresse aux facteurs qui influencent la mise en place de politiques municipales inclusives conçues pour réduire les inégalités en santé au Canada.

Boursiers 2016