Jennifer Peirce

Jennifer Peirce (justice pénale, City University of New York) étudie les réformes carcérales des vingt dernières années en Amérique Latine et dans les Caraïbes et leurs effets sur les conditions de détention et la réhabilitation des détenus.

Jennifer Peirce (justice pénale, Collège John Jay, The Graduate Center, Université de la Ville de New York) étudie les éléments politiques et organisationnels des réformes pénitentiaires qui ont pour objectif de trouver des solutions de rechange à l’incarcération dans les cas de crimes et de violences, particulièrement en Amérique latine et dans les Caraïbes. Elle a travaillé auprès de nombreux organismes de développement international, notamment sur les questions de justice transitoire, de réformes de la sécurité et de projets communautaires visant la prévention de la violence. Elle possède de l’expérience dans les analyses fondées sur le genre ainsi que dans le suivi et l’évaluation de programmes.

Projet de recherche

La réforme de la gouvernance pénitentiaire en Amérique latine et dans les Caraïbes: une analyse comparative

Dans un contexte de transition après les conflits et de taux de criminalité élevés, les systèmes carcéraux ont été l’objet de peu d’attention, et ce même s’ils font face à de graves problèmes, dont le surpeuplement et la violence. Il y a eu, depuis quelques années, des efforts accrus pour introduire des réformes carcérales, dont la création de conditions de détention plus dignes, de services de traitement et de solutions de rechange à l’incarcération. Bien qu’une des leçons apprises lors des réformes policières et judiciaires est l’importance du changement organisationnel et de gouvernance, il y a peu de recherche sur les modifications de la gestion des systèmes carcéraux. Ce projet de doctorat vise à analyser les dimensions de gouvernance de la réforme carcérale dans le cadre de réforme du secteur de la sécurité au niveau international. Plus précisément, le projet portera sur les changements qui ont été apportés aux modèles de gouvernance carcérale en Amérique centrale et dans les Caraïbes durant les 20 dernières années et comment ceux-ci ont influencé la capacité des systèmes carcéraux de répondre à leurs fonctions de sécurité et de réhabilitation. 

Jennifer Peirce est inscrite au doctorat en justice pénale au John Jay College et Graduate Center de l’Université City de New York (CUNY), à New York. Sa recherche porte sur l’analyse des processus de réforme pénitentiaire, les solutions de rechange à l’incarcération et les enjeux de réinsertion sociale, dans le cadre des réformes plus générales des systèmes de justice pénale, notamment en Amérique latine et dans les Caraïbes.   

Avant d’entreprendre ses études doctorales, Jennifer était membre de l’équipe de justice et de sécurité publique à la Banque interaméricaine de développement (BID) où elle a travaillé à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation de projets sur la prévention de la criminalité, la justice pour mineurs, la réforme pénitentiaire et la justice réparatrice dans plusieurs pays de l’Amérique latine et des Caraïbes.  En 2008, Jennifer est entrée dans la fonction publique du Canada par l’entremise du programme Recrutement de leaders en politiques (RLP). En tant qu’analyste au ministère des Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada (MAECD), Jennifer s’occupait de certains aspects des relations bilatérales, des enjeux politiques et des droits de la personne en Amérique latine et dans les Caraïbes. Elle a également géré le financement des programmes dans le domaine de la justice transitionnelle, les droits des victimes, la médiation des conflits et la réforme policière au Guatemala et en Colombie. Jennifer a vécu en Gambie, au El Salvador et au Nicaragua où elle travaillait auprès d’organismes non gouvernementaux oeuvrant pour les droits de la femme, la prévention de la violence juvénile et la défense des droits économiques et de justice sociale. 

Jennifer détient une maîtrise en affaires internationales de la Norman Paterson School of International Affairs de l’Université Carleton et un baccalauréat en développement international et espagnol de l’Université Dalhousie et de l’Université King’s College. Sa recherche a porté sur les réponses des mouvements sociaux à la violence urbaine et les défis à la suite de conflits en Amérique Latine. Ses travaux ont été publiés dans The Paterson Review et Studies in Religion, ainsi que dans la série de documents techniques de la BID et sur son blogue Sin Miedos sur la sécurité publique.  

Lorsqu’elle vivait à Ottawa, Jennifer était présidente bénévole du conseil d’administration de One World Arts, un organisme sans but lucratif qui offre des programmes artistiques visant à promouvoir la justice sociale. Elle a également été bénévole avec YouthBuild USA, Discovery University/The Ottawa Mission et la Société Elizabeth Fry. Native de Calgary où elle a grandi, Jennifer aime faire du ski et de la randonnée pédestre dans les montagnes.