Libe García Zarranz

Boursiers
2010
Mentor(s): 
Programme d'étude:
Chercheuse postdoctorale en globalisation et études culturelles, Université du Manitoba
Région:

Libe a terminé un doctorat en études anglaises et cinématographiques à l'Université de l’Alberta et poursuit un postdoctorat en globalisation et études culturelles à l'Université du Manitoba.

Mme Libe García Zarranz est boursière postdoctorale à l'Université du Manitoba et chercheuse affiliée au Centre de littérature canadienne (CLC) de l'Université de l'Alberta. Elle est également chercheuse dans le cadre du Global Cultures Project (http://globalculturesproject.com/) basé à l'Université de Vigo en Espagne. En septembre 2013, elle a défendu avec succès sa thèse de doctorat intitulée « L'écriture féminine transcanadienne fondée sur la diversité sexuelle au 21e siècle : la mise en place d'une nouvelle éthique outre-frontière » (récipiendaire de la Médaille académique or du Gouverneur général) au Département des études anglaises et cinématographiques de l'Université de l’Alberta. Elle a publié des articles sur le genre, la sexualité, les affects et le corps dans les films et œuvres littéraires contemporaines, particulièrement les œuvres d'Emma Donoghue, de Dionne Brand, de Merlinda Bobis, de Raymond Carver, de William Trevor et de Walt Disney. Elle a été corédactrice du deuxième numéro The Raymond Carver Review sur « Carver et le féminisme » (printemps 2009) (http://dept.kent.edu/english/rcr/issues/02/index.html) et coauteure d'un numéro spécial de Canada and Beyond: A Journal of Canadian Literary and Cultural Studies sur « Les écritures des femmes au Canada et au Québec aujourd’hui : alliances/transgressions/trahisons » (décembre 2013) (http://www.canada-and-beyond.com). Le nouveau projet postdoctoral de Mme Garcia Zarranz s'intitule « Les frontières posthumaines : l'éthique outre-frontière dans l'écriture féminine transcanadienne fondée sur la diversité sexuelle au 21e siècle ». Mme Garcia Zarranz corédige actuellement un recueil d'essais de l'auteure irlando-canadienne Emma Donoghue ainsi qu'un numéro spécial sur les affects, la littérature féministe et la production culturelle au Canada et au Québec. Elle a récemment été invitée à siéger sur le conseil d'administration du CWILA : Canadian Women in the Literary Arts (http://cwila.com/). Le CWILA est un organisme littéraire national qui met de l'avant les oeuvres littéraires des femmes au Canada. Ses domaines d'intérêt comprennent l'écriture féminine transcanadienne contemporaine fondée sur la diversité sexuelle, la théorie féministe matérielle et les études culturelles déclinées philosophiquement.

Expérience à titre de boursière Trudeau

Je peux affirmer sans hésitation qu'être récipiendaire d'une bourse d'études de la Fondation Trudeau a changé ma vie de plusieurs façons. D'abord, faire partie de la Fondation m'a permis de partager des idées et d'apprendre auprès d'un vaste réseau de boursiers canadiens et internationaux travaillant sur des sujets fascinants en lettres et sciences humaines et en sciences sociales. Cela a enrichi ma vie intellectuelle de façon extraordinaire. Par ailleurs, avoir l'honorable Frances Lankin comme mentor à la Fondation m'a permis d'examiner d'un autre angle mon doctorat sur les œuvres d'écrivaines transcanadiennes contemporaines fondées sur la diversité sexuelle. Cela m'a forcée à voir au-delà des murs rigides du milieu universitaire et à prêter davantage d'attention à la société au sens large. Enfin, le fait de disposer de ces ressources, surtout de l'indemnité de déplacement, m'a conféré un sentiment de liberté que je n'avais jamais ressenti auparavant (et j'ai 34 ans!). J'ai présenté mes travaux de recherche à l'échelle du Canada, des États-Unis et de l'Europe. J'ai été chercheuse invitée à l'Université de Leeds et à l'Université de Cambridge. J'ai écouté des conférencières comme Rosi Braidotti à Utrecht; j'ai convié des intellectuels publics comme Carole Boyce Davies à l'Université de l'Alberta et j'ai eu l'occasion de collaborer avec d'autres étudiants et enseignants sur divers projets outre ma thèse. De telles collaborations sont difficiles à créer et à maintenir, surtout lorsque vous en êtes aux premières étapes de votre carrière en tant qu'étudiante au doctorat. C'est pourquoi je serai toujours reconnaissante envers la Fondation de travailler ardemment à créer des alliances entre des universitaires émergents et établis qui travaillent dans divers domaines, et à transformer les divisions et barrières hiérarchiques, lesquelles sont répandues dans le milieu universitaire, en des sites potentiels de discussions et de collaborations productives. Enfin, et non le moindre, faire partie de la Fondation m'a permis de rencontrer plusieurs écrivaines contemporaines sans lesquelles ma thèse ne serait pas ce qu'elle est : des aperçus de Vancouver avec Larissa Lai; d'Halifax avec Hiromi Goto; d'Edmonton avec Dionne Brand et de Toronto avec Shani Mootoo. Ces conversations seront à jamais gravées dans ma mémoire. Merci à toutes ces auteures pour leur immense talent et créativité.

Je tiens à exprimer ma profonde gratitude envers la Fondation Trudeau pour sa capacité formidable à transformer des vies… gracias por existir!