Megan Daniels

Boursiers
2012
Mentor(s): 
Programme d'étude:
Doctorat en archéologie
Affiliation actuelle:
Université Stanford
Région:

Elle étudie la manière dont les civilisations anciennes utilisaient la religion pour atténuer les différences culturelles.

Megan Daniels est une archéologue spécialiste de la méditerranée et de l’Asie de l’Ouest. Elle travaille actuellement sur des fouilles archéologiques en Turquie et en Tunisie. Ses travaux de recherche s’intéressent au rôle de la religion dans l’évolution culturelle et le développement social sur le long terme, comme le montrent les vestiges archéologiques et les documents écrits. Elle s’intéresse spécialement à la manière dont les perspectives historiques de longue durée peuvent éclairer les questions émergentes d’importance du monde moderne, notamment comment la religion stimule la cohésion sociale et la coopération ainsi que la fragmentation sociale et la violence.

Projet de recherche

La reine du ciel et la déesse de tous : religion, évolution culturelle et développement social dans la Méditerrannée avant notre ère

Le projet doctoral de Mme Daniels privilégie une approche à grande échelle du développement socio-économique de l'ancien monde méditerranéen, dans l'optique des théories sociales, de l'économie des sciences sociales, de l'archéologie et de l'histoire, et se concentre sur les 9e au 6e siècles avant notre ère. Plus précisément, son projet doctoral examinera le développement d'institutions religieuses multiethniques dans des régions d'échanges culturelles intenses. Ces institutions se sont développées autour de cultes de déités, dont la déesse grecque Aphrodite et la déesse phénicienne Astarté, et ont été soumises, durant la première moitié du premier millénaire avant notre ère, à de complexes syncrétismes culturels, de la région du Levant jusqu'à l'Espagne. Mme Daniels se penchera sur la religion en tant que force structurante de la naissance de communautés urbaines pluralistes, notamment comme moyen de cohésion sociale et de création d'identités communes. Elle adoptera également une perspective historique comparative, en rapprochant des situations historiques à des époques plus récentes, dont les sociétés prémodernes telles que le peuplement néerlandais en Afrique du Sud et les états des Balkans sous l'empire Ottoman. 

Megan Daniels est archéologue et historienne des civilisations anciennes; elle est spécialisée en histoire de la Méditerranée et de l'Asie occidentale. Ses travaux de recherche portent sur le rôle à long terme de la religion comme moteur de cohésion, de coopération et des conflits dans la société, notamment par son utilisation à formuler des idées de souveraineté au sein ou entre les communautés. Mme Daniels s'intéresse particulièrement à l'exploration des dimensions culturelles et cognitives de la religion par le biais d'une combinaison d'approches alliant l'archéologie, les textes anciens, l'histoire comparée et les sciences sociales et cognitives. Elle est titulaire d'un baccalauréat de l'Université Wilfrid Laurier, d'une maîtrise de l'Université de la Colombie-Britannique et d'un doctorat de l'Université Stanford. Mme Daniels a participé à des fouilles archéologiques au Canada, aux Bermudes, en Grèce, en Italie, en Macédoine, et travaille actuellement à des projets en Turquie et en Tunisie. Ses travaux de recherche sont financés par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, l'American Council of Learned Societies et la Mellon Foundation. Entre ses diplômes, Mme Daniels a travaillé à titre d'archéologue pour le Programme de sites amérindiens et de parcs nationaux à Parcs Canada, enseigné l'anglais en Chine et au Vietnam et travaillé comme barista à Vancouver.

Expérience à titre de boursière Trudeau

Les valeurs et les personnes entourant la communauté Trudeau m'ont incitée à songer sérieusement au sens social plus large qui se cache derrière ma recherche. Les membres et les invités de la communauté Trudeau ont été véritablement inspirants pour moi en ce qui concerne les voies exceptionnelles dans lesquelles ils ont choisi de s'engager et les changements palpables qu'ils ont engendrés par le biais de leur recherche et de leurs actions. Au cours de chaque événement de la Fondation Trudeau auquel j'ai participé, j'ai appris comment exprimer davantage mes idées auprès des gens à travers divers domaines d'érudition, de secteurs sociaux et de générations. J'ai également découvert comment mes travaux de recherche s'intégraient dans des discours plus vastes entourant la stabilité sociale, la compréhension interculturelle et le sens civique au niveau local et international. En d'autres mots, j'ai fait les premiers pas afin de me préparer à devenir une intellectuelle sur la scène publique et à lier ma recherche aux valeurs sociales. Il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir à cet égard, mais la bourse m'a donné une base incontestable sur laquelle construire ma philosophie universitaire, et ce, au-delà de ce qu'un programme de doctorat traditionnel m'aurait fourni. Par ailleurs, je me suis sentie davantage liée au Canada et aux valeurs canadiennes en tant que boursière canadienne qui étudie à l'étranger. Parallèlement, je me sens maintenant plus connectée à mes propres domaines d'études, soit l'archéologie et les classiques, car je comprends mieux les forces de la bourse provenant de ces disciplines, notamment les perspectives à long terme en ce qui concerne des questions telles que le développement social et les conflits sociaux. J'aspire à une carrière au sein de laquelle je pourrai continuer à faire ressortir ces points forts dans ces domaines et au-delà de ceux-ci par le biais de l'enseignement et de la recherche.