10 Juin 2016

La Fondation Pierre Elliott Trudeau annonce aujourd’hui les nouveaux récipiendaires des bourses d’études doctorales en sciences humaines et sociales uniques au pays. Les quinze nouveaux boursiers Trudeau sont des étudiants exceptionnels qui se sont distingués par l’excellence de leur dossier académique et leur engagement dans la communauté. Parmi eux, les québécois Samuel Blouin, Sébastien Brodeur-Girard, Christopher Campbell-Duruflé, Marie-Ève Desroches, Cynthia Morinville et Antoine Pellerin se joignent à un réseau multidisciplinaire de près de 400 chercheurs prometteurs, intellectuels publics et décideurs d’expérience mus par l’intérêt de mettre leurs connaissances et compétences au service d’enjeux d’importance pour le Canada et le reste du monde.

Les boursiers Trudeau de 2016 sont :

Aytak Akbari-Dibavar (relations internationales, Université York) examine la transmission intergénérationnelle des traumatismes politiques dans des États autoritaires tel l’Iran, où la sphère publique est étroitement contrôlée.

Samuel

Samuel Blouin (sociologie et sciences des religions, Université de Montréal et Université de Lausanne). À partir d'une enquête de terrain, Samuel examine comment deux modèles d’assistance à mourir, au Québec et à Vaud en Suisse, mettent à l’épreuve les frontières de la médecine, du droit et de la vie.

 Sébastien  

Sébastien Brodeur-Girard (droit, Université de Montréal) cherche à réconcilier le droit occidental et les traditions juridiques autochtones, en ayant recours au droit relationnel, une théorie qui place les relations au centre de la pensée et de la pratique juridique.

 Heather  

Heather Bullock (politiques de la santé, Université McMaster) souhaite mieux intégrer les orientations politiques et les programmes de santé mentale dans la pratique quotidienne des intervenants des systèmes sociaux au Canada.

 Christopher  

Christopher Campbell-Duruflé (droit international, Université de Toronto) cherche à analyser comment les nouvelles règles de droit international découlant des négociations des Nations Unies sur les changements climatiques pourraient permettre au Canada et à d’autres acteurs internationaux de s’adapter de manière innovante.

 Marie-Éve  

Marie-Ève Desroches (études urbaines, Institut national de la recherche scientifique) s’intéresse aux facteurs qui influencent la mise en place de politiques municipales inclusives conçues pour réduire les inégalités en santé au Canada.

 Anna  

Anna Dion (médecine de famille, Université McGill) cherche à améliorer la qualité et l’accessibilité des soins de santé maternelle pour les femmes marginalisées au Canada, notamment les immigrantes et réfugiées ainsi que les adolescentes à risque.

 Ido  

Ido Katri (droit, Université de Toronto) propose une approche pour promouvoir l’autodétermination du genre, qui tienne compte à la fois de la diversité des défis propres aux personnes trans et qui valorise leurs expériences vécues avec le système juridique.

 Gerard  

Gerard Kennedy (droit, Université York) cherche à réformer la procédure civile canadienne afin d’améliorer l’accès à la justice et les relations entre les citoyens au Canada.

 Gillian  

Gillian McKay (santé publique, The London School of Hygiene and Tropical Medicine) s’intéresse à la façon de rendre des services de santé maternelle disponibles et sécuritaires en cas d’épidémie sanitaire dans des pays sortant de conflits, comme en Sierra Leone.

   

Cynthia Morinville (géographie, Université de Toronto) étudie les expériences de travailleurs informels dans les pays du Sud qui extraient des métaux rares contenus dans les déchets électroniques. Sa recherche utilise le cinéma documentaire et la photographie pour
raconter le chemin parcouru par les déchets électroniques.

 Antoine  

Antoine Pellerin (droit, Université Laval) souhaite proposer un nouvel encadrement juridique et administratif des contrats publics dans le but de mieux assurer la conciliation de la liberté contractuelle de l’État et l’intérêt public.

 Cherry  

Cherry Smiley (communication, Université Concordia). Les recherches de Cherry visent à enrayer la violence sexualisée dont sont victimes nombre de filles et femmes autochtones au Canada.

 Jesse  

Jesse Thistle (histoire, York University) s’intéresse aux Métis des communautés de fortune établies sur des terres de la Couronne le long des routes et chemins de fer dans les Prairies canadiennes au cours du XXe siècle.

 Pauline  

Pauline Voon (santé publique et populationnelle, Université de la Colombie-Britannique) étudie comment le lien entre la gestion de la douleur et la dépendance peut influencer les comportements à risque, les résultats en matière de santé, les pratiques cliniques et les initiatives en matière de politiques.

À propos des bourses Trudeau
Au cours de leur bourse de trois ans, les boursiers Trudeau œuvrent au sein d’une communauté inspirante et engagée composée de lauréats, de mentors et d’autres boursiers, contribuant ainsi à appuyer leur développement professionnel. En plus d’un traitement annuel de 40 000 dollars, la bourse Trudeau comprend une indemnité de déplacement et de réseautage de 20 000 dollars, qui facilite le travail de terrain des boursiers, accroît leur influence dans la communauté universitaire et leur permet d’organiser ou de participer à des projets de recherche, des conférences et des événements de la Fondation. Depuis la création du programme en 2003, la Fondation a octroyé 202 bourses d’études doctorales, ce qui représente un investissement de 21 millions de dollars pour accroître le capital intellectuel du Canada. L’appel à candidatures du concours de bourses 2017 débutera le 1er septembre 2016.

À propos de la Fondation
La Fondation Pierre Elliott Trudeau est un organisme de bienfaisance indépendant et sans affiliation politique créé en 2001 par les amis, la famille et les collègues de l’ancien premier ministre pour lui rendre hommage. Avec l’appui de la Chambre des communes, le gouvernement du Canada lui a confié en 2002 la gestion du Fonds pour l’avancement des sciences humaines et humanités. La Fondation bénéficie aussi du soutien de ses donateurs. Grâce à ses bourses doctorales, prix de recherche, mentorat et événements publics, la Fondation suscite la réflexion et l’engagement dans quatre thèmes cruciaux pour les Canadiens : les droits de la personne, la citoyenneté responsable, le Canada dans le monde et l’environnement.

Aytak Akbari-Dibavar

Aytak (relations internationales, Université York) examine la transmission intergénérationnelle des traumatismes politiques dans des États autoritaires, où la sphère publique est étroitement contrôlée.

Boursiers 2016