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Constance Backhouse

 
  • Lauréate Trudeau 2006

    constance.backhouse@fondationtrudeau.net

    Profil

    Devant le radicalisme des années 1960, « décennie pendant laquelle les gens voulaient véritablement changer le monde et croyaient y parvenir de leur vivant », Constance Backhouse a amorcé une carrière en droit. Le fait de constater la discrimination à l'égard des femmes au sein de la population active et le manque de discussion dans le discours féministe de la deuxième vague sur la question de la race et les complications que cette question entraîne sur la dynamique hommes-femmes lui a permis d'approfondir et de peaufiner son champ d'intérêt. De cette façon, elle est devenue une porte-parole de renommée internationale dans les domaines de la recherche féministe, de la discrimination fondée sur le sexe, et de l'histoire juridique des questions hommes-femmes et raciales au Canada.

    Constance Backhouse, réputée pour son style de rédaction narrative qui met en lumière les moyens fascinants par lesquels les groupes de femmes ou raciaux ont lutté pour obtenir justice au sein de l'appareil judiciaire, est professeure distinguée et titulaire d'une chaire de recherche à la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa. Elle a également reçu de nombreuses distinctions : un grade de doctorat honorifique (2002); le prix Joseph-Brant en histoire multiculturelle (2002); et la bourse Bora-Laskin dans le domaine des droits de la personne (1999). Cependant, elle a réalisé l'exploit dont elle est la plus fière en 1981, année à laquelle on lui a décerné la médaille Augusta Stowe-Gullen rendant hommage aux féministes qui résistaient le plus aux assauts.

    « Faute de collectivités énergiques, confiantes et optimistes qui tentent de changer le monde, la cadence des changements ralentira considérablement », souligne Constance Backhouse. « Selon moi, la Fondation Trudeau peut procurer des possibilités aux personnes qui cherchent à contribuer aux changements. Au Canada, la nouvelle génération ignore en grande partie l'histoire du pays et n'a qu'une compréhension infime de l'ampleur de l'injustice. Il m'apparaît important et emballant de contribuer à changer cette situation, en communiquant avec cette nouvelle génération. »

    Biographie

    Constance Backhouse est professeure éminente et titulaire d’une Chaire de recherche à la ‎Faculté de droit de l’Université d’Ottawa. Mme Backhouse a acquis une réputation ‎internationale par ses recherches et ses publications féministes ayant pour objet la ‎discrimination sexuelle et l’histoire judiciaire des questions hommes-femmes et raciales ‎au Canada. Elle brosse dans ses ouvrages et articles les plus récents, comme par exemple dans Carnal Crimes: Sexual Assault Law in Canada, 1900-1975, le profil des ‎moyens fascinants employés par les groupes de femmes ou raciaux dans leur lutte pour ‎obtenir justice au sein de l’appareil judiciaire.‎

    Madame Backhouse est diplômée de l’Université du Manitoba, de l’École de droit Osgoode Hall et de ‎l’Université Harvard. Elle est membre de la Société royale du Canada depuis 2004. ‎De plus, elle est récipiendaire d’un grand nombre de prix et distinctions : un grade de ‎doctorat honorifique (2002) et la médaille (1998) du Barreau du Haut-Canada; la bourse ‎Bora Laskin (1999); le prix Joseph Brant (2002), pour souligner sa contribution à ‎l’histoire du multiculturalisme; le prix Willard Hurst (1992), pour souligner sa ‎contribution à l’histoire juridique; le prix Gustavus Myers (1993), pour ses ouvrages sur ‎les droits de la personne; le prix de la Fondation Trudeau (2006); ainsi que des prix de ‎recherche et d’enseignement à l’Université d’Ottawa. Qui plus est, on lui a également ‎décerné en 1981 la médaille Augusta Stowe-Gullen pour souligner son militantisme.‎ Ayant reçu le prix Trudeau en 2006, elle reçoit le prix Killam en 2008 tout comme sa nomination à l'Ordre du Canada la même année.

    Du reste, Mme Backhouse joue le rôle d’arbitre dans les demandes d’indemnisation ‎relatives aux agressions physiques, sexuelles et psychologiques subies par les anciennes ‎détenues du centre d’éducation surveillé Grandview pour filles (de 1995 à 1998). En ‎outre, elle continue d’arbitrer les demandes d’indemnisation des anciens élèves de ‎pensionnats autochtones partout au Canada. Mme Backhouse a également joué les rôles de ‎témoin-expert et de conseillère dans divers aspects ayant trait aux agressions sexuelles et ‎à la violence contre les femmes et les enfants. Enfin, elle est membre du conseil ‎d’administration du Fonds Claire L’Heureux-Dubé pour la justice sociale et de la ‎Women’s Education and Research Foundation of Ontario.‎

    Thèmes de la Fondation Trudeau

    Les droits de la personnne et la justice sociale » 

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