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Doctorat en communication et études médiatiques, The London School of Economics and Political ScienceRécit de la reconstruction : développement, médias et sexes dans l’Afghanistan post-Talibans
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sarah.kamal@fondationtrudeau.net
La route ayant mené Sarah Kamal à son sujet de recherche a été longue et sinueuse. Sur l’un de ses chemins de traverse, elle a travaillé comme bénévole auprès de deux organismes humanitaires administrés par des Afghans réfugiés au Pakistan. Là, elle a vécu pendant une semaine dans un camp de réfugiés où l’auto-organisation et l’endurance des réfugiés Afghans l’ont frappée. En Afghanistan, alors sous le joug des Talibans, elle a fait la visite d’écoles clandestines pour jeunes filles. « J’ai été impressionnée par ces gens dépourvus de tout qui travaillaient tout de même à améliorer le sort des autres, raconte-t-elle. J’y suis restée et depuis, je me suis réellement attachée à ce pays et à ses habitants. »
La guerre qui a éclaté en Afghanistan l’a tellement dérangée qu’elle a décidé de contribuer aux efforts de reconstruction. Elle a beaucoup voyagé, et au cours de ses pérégrinations, s’est livrée à une analyse informelle du contenu des médias. Elle a réalisé que la couverture médiatique variait considérablement entre les médias français, américains et pakistanais. Selon elle, ces mêmes médias, employés comme des armes de déshumanisation et de diabolisation des autres, pouvaient être utilisés comme outils d’édification de la paix.
« Son multiculturalisme fait du Canada un chef de file mondial, ajoute-t-elle. Et la présence de la SRC/CBC sur la scène médiatique est inestimable. Son mandat est de desservir les intérêts de la collectivité et non ceux des pouvoirs publics ou des grandes entreprises. Cette autonomie est très précieuse, particulièrement si l’on considère la façon dont les médias sont gérés dans d’autres pays. »
Ses expériences de bénévolat en Amérique centrale, en Afrique et en Asie du Sud l’ont amenée, dans ses recherches, à examiner de manière critique le rôle du développement international. Elle étudie l’influence qu’exerce le discours sur les genres émis par les médias de reconstruction, qui agit à la fois comme outil de promotion de l’égalité des sexes et comme facteur de déstabilisation de la fragile société afghane post-conflit. Elle souhaite qu’ultérieurement ses recherches puissent être étendues pour englober la théorie et la pratique du développement des médias, ainsi que l’idéologie des stéréotypes sexuels et de leurs incidences sur la vie des femmes dans le monde musulman.
Récit de la reconstruction : développement, communications et sexes dans l'Afghanistan post-Talibans
Dans le cadre de sa thèse de doctorat, Sarah Kamal s'intéresse à savoir comment les médias du développement post-Talibans ont exercé une influence sur les rapports entre les sexes dans les ménages afghans. La période post-conflit de la société afghane a connu un bouleversement marqué dans les pratiques et les conventions des communications, avec une influence et un important flux de financement principalement occidentaux menant à la transition post-conflit d'une république islamique segmentée en fonction de l'ethnie, pauvre en infrastructure et à prédominance rurale. Madame Kamal compte effectuer une recherche sur les conséquences des communications du développement du monde intime d'ordre familial à présent, cinq ans après le début de la période de reconstruction.
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