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Maria Banda

 
  • Boursière Trudeau 2008

    maria.banda@fondationtrudeau.net

    Recherche actuelle

    Doctorat en relations internationales, Université d'Oxford

    Comprendre la « Responsabilité de protéger » : évolution, interprétation et mise en œuvre de cette notion dans le contexte de la guerre contre le terrorisme, 2001-2007

    Profil

    Maria Banda s'intéresse depuis longtemps aux normes concernant la responsabilité mondiale dans le domaine des droits humains et de l'environnement. « Je me suis fait dire que c'était perdre son temps que de faire de la recherche sur la sécurité humaine » se rappelle cette diplômée de l'Université de Toronto. « On m'a dit aussi que la sécurité nationale - le pain et le beurre des relations internationales - était le fin mot de l'histoire. Il semblait clair, toutefois, qu'un changement important commençait à se faire sentir dans les milieux politiques. En fait, le monde était prêt à adopter un nouveau régime. »

    La responsabilité de protéger est le sujet de thèse qui s'est imposé à elle quand elle est allée à Oxford comme boursière de la Fondation Rhodes. « La responsabilité de protéger était la nouvelle trouvaille de la diplomatie canadienne consacrée à la sécurité humaine », explique-t-elle « et cela ouvrait des perspectives sur un domaine des relations internationales où il était urgent d'établir de nouvelles règles de conduite pour l'État. » Ce principe - voulant que la communauté internationale ait le devoir de protéger ceux qui sont menacés des pires violations desdroits humains - avait été adopté au Sommet mondial des Nations Unies en 2005. Il n'en demeure pas moins qu'on le reconnaît surtout en ne le respectant pas.

    Au-delà de l'analyse de ce problème de conformité, Maria Banda espère que l'étude de l'évolution politique et juridique de la notion de responsabilité de protéger peut fournir de plus amples enseignements à la diplomatie canadienne - par exemple, comment la mise sur pied d'une coalition internationale ainsi que l'exercice du droit international pourraient servir à préserver et à défendre le bien-être mondial. Ayant travaillé avec un certain nombre d'organisations internationales, Maria Banda considère que ces stratégies pourraient avoir une portée considérable sous l'égide du Canada. « Ce qui est vrai de la responsabilité de protéger s'applique également à la manière dont nous traitons du changement climatique ou des pratiques des grandes entreprises dans les pays en voie de développement » remarque-t-elle. « Nous ne pouvons fermer les yeux sur ce qui se passe au-delà de nos frontières. Dans un monde où la sécurité, le développement durable et les droits humains sont étroitement reliés, il ne s'agit plus seulement d'agir en bons citoyens du monde : il s'agit simplement d'intelligence politique. »

    Thèmes de la Fondation Trudeau

    Les droits de la personnne et la justice sociale » 
    La citoyenneté responsable » 
    Le Canada et le monde » 
  • Langues

    Anglais, français, italien, croate, allemand, connaissance pratique de l'espagnol


    Diplômes obtenus

    • J.D. (droit), Université Harvard
    • Maîtrise en relations internationales, Université d'Oxford
    • Baccalauréat en relations internationales, en histoire et en économie, Université de Toronto
    • Diplôme en études européennes, programme international d'été, Université de Vienne

    Recherche actuelle

    Comprendre la « Responsabilité de protéger » : évolution, interprétation et mise en œuvre de cette notion dans le contexte de la Guerre contre le terrorisme, 2001-2007

    Comment a-t-on interprété la responsabilité de protéger depuis 2001, comment l'a-t-on mis en œuvre et pourquoi ? Entre les promesses faites par les États et les gestes qu'ils posent pour protéger les civils de la violence, il reste de vastes zones où les populations vivent dans l'insécurité la plus complète : c'est le cas au Soudan ou dans le Nord de l'Ouganda, par exemple. La réponse des acteurs devant les crises humanitaires - et les raisons qui expliquent l'écart considérable entre la théorie et les pratiques d'intervention - renvoie à la manière dont la communauté internationale conçoit aujourd'hui la responsabilité de protéger, et cela dans tous ses aspects. Ce principe, accepté par les leaders internationaux en 2005, affirme que la communauté internationale a l'obligation de protéger les populations civiles de la violence dans les cas d'urgences humanitaires, quand leurs propres États ne peuvent ou ne veulent pas le faire. Sur le terrain, cet engagement solennel a cependant souvent été ignoré. En faisant appel à la fois à des connaissances en relations internationales et en droit, l'objectif de la thèse de doctorat de Maria Banda est de faire avancer le débat théorique comme le débat politique en se demandant pourquoi et comment la responsabilité de protéger a été interprétée et mise en œuvre dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Elle s'intéresse en particulier à la dimension canadienne de cette question, étant donné le rôle diplomatique important d'Ottawa dès la naissance de l'idée de responsabilité de protéger. Dans la mesure où il existe un écart important entre le plaidoyer du Canada en faveur de cette notion et la timidité de ses réactions devant certaines atrocités, cette étude essaiera de déterminer si nous ne devons pas aujourd'hui consolider ce qui a jusqu'ici constitué notre tradition d'internationalisme libéral.

    Recherche antérieure

    • Déforestation en Amérique latine et négotiations liées aux changements climatiques
    • Rapport sur la gestion des changements climatiques au niveau mondial (pour les pays du G8+5)
    • Document d'orientation sur la responsabilité de protéger pour l'Association canadienne pour les Nations-Unies.
    • Projet sur le processus d'accession des membres à l'OMC et son évolution depuis 1995
    • Document d'orientation sur les réactions de la société civile à la grippe aviaire et la gestion de la santé mondiale
    • Projet sur la gouvernance en Amérique du Nord et les réactions du Canada et du Mexique devant le changement des politiques aux États-Unis après le 11 septembre

    Distinctions

    • Boursière, Edmond J. Safra Center for Ethics, Université Harvard
    • Boursière du Programme du Canada,Centre Weatherhead pour les affaires internationales, Université Harvard
    • Boursière Rhodes (Ontario)
    • Prix de la Banque Royale du Canada (Oxford)
    • Bourse junior du Fonds Gilbert Murray (Oxford) pour l'étude des Nations Unies
    • Lauréate nationale du Prix du premier ministre

    Engagement Social

    • Coprésidente, Conseil des affaires internationales, Harvard.
    • Éditrice politique, Harvard Journal on Law and Policy
    • Coprésidente, Association canadienne du droit, Harvard
    • Fondatrice et ancienne directrice, Groupe de recherche sur le G8, Oxford
    • Membre du Club nautique féminin de Collège Balliol

    Expérience de travail

    • Consultante indépendante, Banda Consulting Group International
    • Stagiaire, ambassade du Canada à Washington (DC)
    • Assistante de recherche, Organisation mondiale du commerce (OMC)
    • Stagiaire au bureau du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations-Unies
    • Consultant junior pour l'Organisation internationale du travail (OIT)

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