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Doctorat en droit, Université de la Colombie-Britannique
Pour une restructuration du processus de relocalisation des réfugiés
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shauna.labman@fondationtrudeau.net
Doctorat en droit, Université de la Colombie-Britannique
Pour une restructuration du processus de relocalisation des réfugiés
Le travail de Shauna Labman l'a conduite de l'isolement de l'Arctique canadien à la chaleur bourdonnante de la Chine. Elle a commencé sa carrière juridique à la Cour d'appel fédérale à travailler sur des dossiers allant du droit de l'immigration au droit fiscal et à celui des brevets. À la fin de son stage, elle constate que la pratique classique du droit n'est pas pour elle mais, déterminée à se servir de ses connaissances juridiques, elle part pour l'Inde comme consultante avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).
Elle est arrivée à New Delhi avec une base de connaissances sur les droits humains, les problèmes des minorités et des lois luttant contre la discrimination, une base acquise dans un travail de bénévole effectué antérieurement pour Amnistie internationale lors de stages à la Commission de droit du Canada et à la Cour de justice du Nunavut. Son travail auprès du UNHCR consistait à déterminer le statut de réfugiés de demandeurs d'asile du Myanmarese et à préparer les demandes de relocalisation des réfugiés afghans. Shauna Labman fut frappée par le fait que la plupart des réfugiés ne pourraient jamais parvenir à entrer dans des pays comme le Canada qui sont prêts à leur offrir une protection sur une base permanente, et qu'au lieu de cela leur statut resterait indéterminé pour une longue période de temps.
Après un emploi à l'ambassade canadienne à Beijing où elle a pu se forger une idée de la diplomatie canadienne et des considérations politiques, elle est rentrée au Canada avec une cause en tête et un objectif de carrière précis. Analysant les diverses avenues académiques s'offrant à elle, Shauna tente de comprendre le lien entre les droits, la responsabilité et l'obligation en l'absence de procédures légales concernant la relocalisation des réfugiés, et défend l'idée que le Canada devrait prendre l'initiative de créer une politique générale globale pouvant s'appliquer à l'échelle mondiale. La recherche de Shauna vise à étudier, analyser et enfin de plaider en faveur des besoins de protection des réfugiés qu'elle a laissés derrière elle en Inde, mais aussi de tous les autres qui attendent un peu partout dans le monde, avec patience mais en toute impuissance.
Pour une restructuration du processus de relocalisation des réfugiés
Les réfugiés qui se trouvent sur le territoire des États qui n'ont pas signé la Convention sur les réfugiés de 1951 démontrent l'échec à la fois de la notion de droit universel et de celle de protection des réfugiés. Dans l'entre-deux qui sépare les États qui les persécutent et ceux qui les protègent, les réfugiés ne peuvent nulle part revendiquer des droits ou trouver refuge. La réinstallation représente une solution éventuelle mais elle peut donner lieu à des abus. Les travaux de recherche de Shauna Labman concernent la logique qui est au fondement d'une politique de réinstallation à l'échelle mondiale.
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