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Doctorat conjoint en communication, Université Concordia
La communication participative au service de la paix
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william.tayeebwa@fondationtrudeau.net
Doctorat conjoint en communication, Université Concordia
La communication participative au service de la paix
Dans le cadre de son travail de journaliste pour le Daily Monitor, un quotidien Ougandais indépendant, William Tayeebwa a couvert les conflits armés de la région des Grands lacs africains et il a fait l'expérience directe des conséquences profondes et dévastatrices de la guerre. Au cours de ses voyages dans la République Démocratique du Congo, il s'est rendu compte que les humains ne sont pas les seuls à souffrir d'une guerre : la faune et la flore ne sont pas épargnées. Il a également pu constater que la guerre ouvre la voie aux prédateurs locaux, régionaux et internationaux, en leur permettant d'exploiter les ressources nationales et donc de donner encore plus de raisons à certains groupes de prendre les armes et d'entrer ainsi dans le cercle vicieux de la violence.
De retour en Afrique en 2003, après avoir terminé ses études de deuxième cycle à l'Université d'Oslo en Norvège, il s'est consacré à la formation journalistique de la future génération africaine de reporters et rédacteurs en chef. Il a d'abord enseigné à l'Université nationale d'Ouganda à Makerere, puis, par la suite, en 2005, à l'Université nationale du Rwanda, à Butare, en tant que professeur invité. William Tayeebwa a essayé de transmettre à ses étudiants la piqûre du journalisme au service de la paix, pour que par leur travail ils privilégient délibérément les voix de ceux qui veulent la construire. Il a cherché à les former en dehors du modèle traditionnel qui prescrit de jouer les sources des élites politiques et officielles les unes contre les autres.
Il est profondément convaincu que toute une nouvelle génération de journalistes africains de talent sera à même de critiquer et de contourner les contraintes imposées par les grands médias, la censure des gouvernements et la dépendance des organes de presse par rapport aux revenus publicitaires, puisque rien de tout cela ne favorise un modèle de journalisme au service de la paix.
La communication participative au service de la paix
Prenant le contrepoint historique du rôle que la Radio Télévision Libredes Mille Collines (RTLM) a joué au Rwanda dans l'escalade du génocide en 1994, le projet de recherche de William Tayeebwa tente d'étudier le rôle d'amnistie que la programmation radiophonique a joué dans la gestion du conflit armé opposant l'armée gouvernementale ougandaise à l'armée de résistance du Seigneur, conflit qui fait rage depuis 1987 et a entraîné des milliers de victimes.
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