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Doctorat en anthropologie, Université de la Californie, BerkeleyLes projets de laïcisation au Liban: pratique de mobilisation, effets d'exclusion
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Les projets de laïcisation au Liban: pratique de mobilisation, effets d'exclusion
Le thème de l'exclusion est au cœur du travail académique et de l'engagement civique de Jean-Michel Landry. À la suite d'une formation de premier cycle en anthropologie combinant enseignements théoriques et engagements pratiques (Chiapas, Pérou, Caucase), Jean-Michel a tourné son regard vers la Russie. À Moscou, il a mené une enquête journalistique sur les problèmes reliés au racisme et à la xénophobie. Puis, à l'occasion de ses études de maîtrise, il s'est penché sur l'émergence en Union Soviétique d'une notion sélective de l'humain-l'Homme Nouveau.
Jean-Michel prépare actuellement une thèse de doctorat sur les mouvements sociaux libanais ayant pour but la laïcisation des structures politiques du pays. Il s'intéresse plus particulièrement à la manière dont la pratique religieuse se voit circonscrite, défini, et parfois redéfinie, à travers les divers projets de laïcité qui prennent forme au sein de la société libanaise. « La notion d'exclusion opère ici à un double niveau, car si plusieurs demandes de laïcité constituent une réponse aux pratiques d'exclusion liée au caractère confessionnel de l'État libanais, certaine des processus de laïcisation envisagés excluent à leur tour des formes de vie religieuse », remarque-t-il. Désireux de saisir le rapport à la différence que recouvrent les idéaux modernes de pluralisme, de tolérance et de cohabitation, de même que les effets d'exclusion que génèrent parfois les mobilisations menées au nom de ces idéaux, Jean-Michel entend réaliser une recherche ethnographique « multisite ». Cette dernière prend pour point de départ la large mobilisation pour la laïcité qui, dans la foulé des soulèvements arabes, a secoué le Liban au printemps 2011.
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