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2007 Trudeau Conference

Les Canadiens s'en remettent d'abord au gouvernement pour la question du changement climatique

Sondage de la Fondation Trudeau et de la Canada West Foundation

Enquête préalable au Colloque Trudeau sur l'environnement, du 15 au 17 nov.

Montréal, QC - 14 novembre 2007 - Selon un nouveau sondage commandé par la Fondation Trudeau en collaboration avec la Canada West Foundation, les Canadiens croient fermement que l'intervention du gouvernement est l'étape la plus importante pour freiner le changement climatique et souhaitent que leur pays fasse preuve de leadership dans la recherche de solutions en ce sens. Les résultats du sondage précèdent le Colloque annuel de la Fondation Trudeau, intitulé Un climat de réconciliation : économie, justice sociale et environnement, qui aura lieu cette semaine à Calgary.

« Bien que les Canadiens reconnaissent l'importance du milieu des affaires et des individus dans la lutte contre le changement climatique, la majorité d'entre eux considèrent que le gouvernement doit mener le pas », selon Pierre-Gerlier Forest, président de la Fondation Pierre Elliott Trudeau. « Le colloque qui portera sur ce sujet est l'occasion de réaliser un des objectifs centraux de la Fondation Trudeau qui est de susciter un débat éclairé sur les enjeux sociaux de grande importance. »

Les causes

Quand on leur demande qui sont les principaux responsables de l'émission de gaz à effet de serre (GES), les Canadiens ont tendance à rejeter le blâme autant sur eux-mêmes, les consommateurs, que sur les milieux industriel et des affaires.

· Plus de la moitié des Canadiens (55 %) désignent l'industrie, le milieu des affaires et les entreprises comme les principaux responsables de l'émission actuelle des gaz à effet de serre au Canada, notamment l'industrie pétrolière et gazière (17 %) et l'industrie énergétique en général (12 %); suivies de l'industrie manufacturière (3 %), des centrales au charbon (3 %) et des aciéries (3 %). Une proportion équivalente (53 %) mentionne les consommateurs comme les principaux responsables, essentiellement par l'utilisation des véhicules (42 %).

· Les deux tiers (62 %) des répondants affirment que le Canada central est la région qui émet le plus de GES responsables du changement climatique, principalement l'Ontario (48 %), puis le Québec (15 %). En comparaison, moins de quatre personnes sur dix (38 %) mentionnent l'Ouest canadien; 32 % précisent l'Alberta. Les Canadiens de tout le pays sont plus enclins à désigner le Canada central, mais spécialement les Ontariens eux-mêmes (70 %). Les Albertains (48 %) sont parmi les plus enclins à désigner leur province comme principal endroit pour l'émission de GES.

· La plupart des Canadiens croient que leur province est très responsable (41 %) ou modérément responsable (42 %) du changement climatique. Mais ces points de vue varient notablement au pays, les endroits où l'on désigne sa propre province comme principal responsable du changement climatique étant l'Ontario (62 %) et l'Alberta (41 %), par opposition au Québec (38 %), à la Colombie-Britannique (19 %), aux provinces atlantiques (13 %), au Manitoba (9 %) et à la Saskatchewan (3 %).

Les solutions

Les Canadiens s'en remettent d'abord au gouvernement, plutôt qu'à l'industrie ou aux consommateurs, pour prendre le leadership dans la lutte contre le changement climatique. La plupart croient que toutes les régions du pays ont une part égale de responsabilité envers le problème, mais se disent prêts à accorder une certaine compensation à l'Ouest canadien si les coûts engendrés frappent plus lourdement dans cette région.

· Les Canadiens ont tendance à croire que les réglementations gouvernementales sont des plus essentielles pour atténuer les changements climatiques (50 %), comparativement à 19 % des répondants qui considèrent que l'industrie et le milieu des affaires devraient jouer ce rôle en faisant de nouveaux investissements ou en modifiant leurs modes d'exploitation, et à 15 % qui pensent que les consommateurs doivent changer leur style de vie.

· Quand on leur demande à qui revient principalement la responsabilité de prendre des mesures dans le dossier du changement climatique, les Canadiens mentionnent d'abord le gouvernement (27 %) ou les cadres du milieu industriel (22 %). Trois répondants sur dix (31 %) insistent tout de même sur le fait que tous les Canadiens ont une part égale de responsabilité.

· À la question « Toutes les régions du pays ont-elles une responsabilité égale dans la résolution des problèmes liés au changement climatique, ou certaines régions ont-elles une plus grande responsabilité que d'autres? », les deux tiers (67 %) des Canadiens répondent que toutes ont une part égale de responsabilité; ce sentiment est plus fortement perçu en Colombie-Britannique (78 %), au Manitoba (75 %) et au Canada atlantique (75 %), moins au Québec (59 %).

· Une majorité (57 %) de Canadiens estiment que l'Ouest canadien devrait recevoir une certaine compensation de la part du reste du pays si les mesures énergiques dans le dossier du changement climatique engendrent des coûts élevés dans cette région. Cette position est plus fortement marquée dans les Prairies (72 %) et en Colombie-Britannique (70 %), et nettement moindre au Québec (47 %) et dans le Canada atlantique (46 %).

Leadership international

Les Canadiens souhaitent que leur pays fasse preuve de leadership dans la recherche de solutions au problème du changement climatique, mais il n'y a pas consensus à savoir si une approche essentiellement canadienne est favorable à une approche concertée avec les autres pays industrialisés.

· Les Canadiens estiment que le Canada devrait prendre le leadership dans la lutte contre le changement climatique, que ce soit comme chef de file (18 %) ou parmi les chefs de file (49 %).

· Les Canadiens croient que la meilleure façon pour le Canada d'inciter les autres pays à prendre des mesures est de servir de pays exemplaire (44 %). Moins de répondants proposent la mise au point et l'exportation de nouvelles technologies écologiques (28 %) ou encore des pressions diplomatiques ou commerciales sur les autres gouvernements (15 %).

· Cinq Canadiens sur dix (51 %) préfèrent que la démarche nationale envers le changement climatique soit « taillée sur mesure » pour le Canada, tandis que 42 % considèrent qu'il est préférable d'harmoniser autant que possible la démarche du Canada avec celle des autres pays industrialisés. On observe le contraire au Québec où l'opinion tend à favoriser une démarche internationale (48 %) plutôt que « taillée sur mesure » pour le Canada (44 %).

Avec ces résultats en toile de fond, le Colloque Trudeau servira à faire la lumière sur la situation au Canada et présentera cinq séances thématiques (énergie, santé, habitat, transport et eau) au cours desquelles seront examinés les enjeux concrets et immédiats afin de dégager les choix publics les plus prometteurs. Parmi les conférenciers, on compte notamment les personnes suivantes :

Edward Burtynsky, un des photographes canadiens les plus respectés dont l'œuvre remarquable de paysages industriels à l'échelle mondiale fait partie des collections de musées partout au monde.

Jack Diamond, membre du conseil de WWF-Canada, architecte lauréat et fondateur de Diamond and Schmitt Architects Inc., dont les projets sont à l'œuvre au Canada comme ailleurs dans le monde.

Heather Douglas, présidente-directrice générale de la Chambre de commerce de Calgary.

Travis Engen, ancien président-directeur général d'Alcan et président du conseil d'administration du Conseil mondial des affaires pour le développement durable.

Roger Gibbins, président-directeur général de Canada West Foundation.

Richard Jackson (Berkeley), ancien directeur du National Center for Environmental Health au sein des Centers for Disease Control and Prevention.

William Rees (Université de la Colombie-Britannique et lauréat Trudeau), initiateur et copromoteur du concept et de la méthode « empreinte écologique ».

Robert Sandford, président au Canada de la décennie internationale des Nations Unies « L'eau, source de vie »

La Fondation Trudeau

La Fondation Pierre ElliottTrudeau apporte son soutien financier à des chercheurs qui se penchent sur des enjeux cruciaux pour la société et rend possible le dialogue et la collaboration entre institutions et disciplines autour de quatre grands thèmes : les droits de la personne et la justice sociale, la citoyenneté responsable, le Canada et le monde, et l'être humain dans son milieu naturel. Depuis sa création en 2002, la Fondation a accordé plus de 125 bourses à des chercheurs de pointe et à des personnes qui se sont distinguées par leurs réalisations, au Canada comme à l'étranger.

Au sujet du sondage

Les résultats sont tirés d'un sondage téléphonique effectué par Environics Research entre le 4 et le 11 octobre 2007 auprès d'un échantillon représentatif de Canadiens adultes. En tout, 2 006 entrevues ont été réalisées. L'erreur d'échantillonnage est de plus ou moins 2,2 %, 19 fois sur 20.

Pour obtenir l'accréditation des médias, des renseignements ou pour solliciter une entrevue avec un responsable de la Fondation Trudeau, veuillez communiquer avec :

Alida Alepian (médias français)
Capital Image
514.739.1188, poste 225

Catharine Marion / Josh Cobden (médias anglais)
Environics Communications
416.969.2809 / 416.969.2746

Personne-ressource sur place :

Élise Comtois
La Fondation Pierre Elliott Trudeau
514.466.1575 (cell. Fondation)

comtois@trudeaufoundation.ca

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