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La pratique du Palestinien Canadien français, Guillaume Jabbour, est axée sur le son, la recherche-création ainsi que l'engagement communautaire. Il a obtenu une maîtrise en études médiatiques et, en tant que récipiendaire d'une bourse du CRSH, poursuit son doctorat en communication à l'Université Concordia, à Tiohtià:ke/Montréal. Son projet de recherche-création implique un engagement vers l'expérience vécue des Palestiniens, où qu'ils se trouvent, à travers la musique, le son et des actes d'écoute profonds et radicaux. Jabbour est membre du collectif Résistons aux Colonizations, un groupe multidisciplinaire composé d'universitaires et de membres de la communauté. En tant que musicien et artiste sonore communautaire, il se produit régulièrement dans des concerts de musique folk et anime des ateliers avec des groupes communautaires de tous âges, avec le but d’explorer la beauté et la puissance du son. Il est étudiant affilié au Centre d'histoire orale et de récits numérisés (CHORN), au Centre d’études sur l’apprentissage et la performance (CEAP) et au Ageing + Community + Technology Lab (ACT) de Concordia. Jabbour vit avec sa femme et ses deux adolescents dans une communauté rurale des Basses-Laurentides, au Québec.
Canadien de deuxième génération n’étant jamais allé dans le pays d’origine de ma famille palestinienne, j’ai une vision fragmentée de ce que signifie le fait d’être palestinien. En tant que chercheur en études sonores, je m’intéresse particulièrement à la manière dont les Palestiniens de la diaspora conceptualisent le son de leur pays. Quels sons composent le paysage sonore vivant des Palestiniens de la diaspora? Comment les Palestiniens de la diaspora conceptualisent-ils le son de leur pays? Comment les Palestiniens de la diaspora écoutent-ils leur environnement? En quoi ces pratiques d’écoute façonnent-elles des identités complexes? Pour répondre à ces questions, dans le cadre de ce projet de recherche-création, je mènerai une étude ethnographique sur la musique et le son chez les Palestiniens de la diaspora. Par la production de paysages sonores et d’une exposition interactive, ce projet amplifiera les voix, les coutumes contemporaines et traditionnelles, ainsi que les préoccupations des Palestiniens de la diaspora, afin de valoriser cette forme de savoir résilient et de présenter des récits nuancés de ce que signifie le fait d’être Palestinien.
En partie à cause du désir de ma famille de s’assimiler rapidement en tant que nouveaux arrivants au Canada dans les années 1960, mes proches se sont abstenus de me transmettre leur langue maternelle, l’arabe, ainsi que les chansons et coutumes de leur enfance. Mon héritage m’a été transmis de manière fragmentée à travers des souvenirs, des objets, des traumatismes et des documents relatifs à la propriété foncière et aux politiques sous-tendant les déplacements. Depuis 1948, les Palestiniens vivant en Israël, puis dans les territoires occupés, ont subi un système d’apartheid à deux vitesses, une violence extrême et une répression de l’expression culturelle. Les récits palestiniens ont également été étouffés plus récemment en réponse à l’horrible attaque du Hamas contre des citoyens israéliens, ce qui a mené à la diabolisation des Palestiniens et de leurs alliés par les médias grand public, de nombreux politiciens et personnalités publiques.
Les objectifs de ce projet de doctorat sont les suivants :