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Guidée par un profond engagement envers la justice sociale et l’égalité entre les genres, Gabrielle Goyet conjugue recherche académique, action citoyenne et pratique professionnelle au service du développement international. Doctorante en science politique à l’Université de Montréal, elle étudie l’efficacité de la Politique d’aide internationale féministe du Canada, en s’intéressant à la manière dont les ambitions institutionnelles se traduisent concrètement dans les réalités vécues par les communautés d’Afrique de l’Ouest.
Après une expérience marquante comme analyste à Affaires mondiales Canada, Gabrielle a choisi de se consacrer pleinement à la recherche, convaincue que des connaissances rigoureuses et accessibles peuvent améliorer les politiques publiques. Ses travaux mobilisent des approches féministes et postcoloniales, tout en accordant une attention particulière aux perspectives locales.
Parallèlement à son parcours académique, Gabrielle s’investit activement dans des organismes jeunesse, féministes et de coopération internationale. Ses engagements – qu’il s’agisse de rôles administratifs, de balados de vulgarisation politique ou encore d’initiatives artistiques – témoignent de sa volonté de créer des espaces de dialogue ouverts et inclusifs.
Animée par un désir constant d’apprentissage et de transmission, Gabrielle aspire à renforcer les liens entre recherche, action publique et société civile, afin de participer à la construction d’un monde plus juste et équitable.
Ce projet de thèse propose d’analyser les effets tangibles des politiques d’aide au développement dites « féministes », afin de mieux comprendre leur capacité à générer des transformations sociales durables et à renforcer l’égalité entre les genres.
En prenant le cas du Canada et de sa Politique d’aide internationale féministe (PAIF), la recherche s’intéresse à la manière dont, depuis son adoption en 2017, les ambitions transformatrices de cette politique se traduisent dans les pratiques et les expériences vécues sur le terrain. Cette approche permet de contribuer aux réflexions sur l’engagement international du Canada et son positionnement en tant que leader en matière d’égalité entre les genres, tout en tirant des enseignements susceptibles d’être transférés à d’autres pays ayant adopté des politiques similaires.
L’actualité du sujet souligne sa pertinence : malgré des investissements importants, les bailleurs de fonds peinent à démontrer l’impact réel de l’aide au développement féministe, et il n’existe pas de consensus dans la littérature pour mesurer les transformations profondes qu’elle vise, telles que l’évolution des normes de genre ou le renforcement de l’autonomie des femmes et des filles. La thèse explore donc la tension entre les impératifs de reddition de comptes des donateurs et les dynamiques locales complexes du changement social, souvent non linéaires et difficilement capturables par des indicateurs standardisés.
En examinant la mise en œuvre de la PAIF dans des contextes stratégiquement significatifs d’Afrique de l’Ouest (Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire), la recherche vise à documenter les écarts et points de convergence entre les objectifs de la politique canadienne et les réalités locales. Les enseignements attendus permettront de mieux comprendre comment l’aide internationale peut soutenir le développement des femmes et des filles, tout en renforçant l’efficacité et la pertinence des interventions des bailleurs de fonds.
Au-delà de sa contribution académique, ce projet incarne un engagement concret pour l’égalité entre les genres. Il aspire à produire des connaissances pouvant éclairer directement les politiques publiques, en favorisant des approches inclusives et adaptées aux besoins des communautés bénéficiaires. Ainsi, il contribue à repenser l’efficacité de l’aide internationale féministe dans un monde où l’égalité entre les genres reste à atteindre.