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Gabrielle Leblanc-Huard est candidate au doctorat en travail social à l’Université Laval et boursière Vanier. Dans le cadre de sa thèse de doctorat dirigée par Gabrielle Fortin et co-dirigée par Élise Milot, elle s’intéresse à l’expérience de la temporalité handicapée chez les jeunes adultes vivant avec de la douleur chronique durant la période de transition à la vie adulte.
Également détentrice d’un baccalauréat en gestion publique et d’un certificat en histoire de l’UQÀM, Gabrielle s’intéresse à plusieurs sujets de recherche, mais se concentre principalement sur l’amélioration des conditions de vie et l’empowerment des jeunes adultes vivant avec de la douleur chronique et d’autres maladies chroniques et rares, la compréhension du rapport au temps et l’influence de la chrononormativité sur les personnes handicapées et malades ainsi qu’à l’accès aux soins et aux services de santé pour cette population.
Vivant elle-même avec des conditions de santés rares et avec de la douleur chronique, Gabrielle s’implique également dans différents projets et initiatives pour pour faire reconnaître l’importance des savoirs expérientiels dans la recherche en santé et en services sociaux.
Environ une jeune personne adulte (JPA) sur neuf vivrait avec de la douleur chronique dans le monde. Les JPA traversent une période de vie importante : la transition à la vie adulte. La transition à la vie adulte est perçue comme une période d’importants changements sociaux, développementaux et personnels s’échelonnant des 18 aux 25, 30 ou 35 ans. C’est une période de vie où l’on attend d’une personne qu’elle développe son autonomie et son indépendance. Le fait de vivre avec de la douleur chronique lors de la transition à la vie adulte représenterait un défi important dans l’atteinte de plusieurs composantes que l’on attend normalement d’un jeune qui fait sa transition à la vie adulte : déménager de la maison familiale, commencer un projet de formation, entrer sur le marché du travail, trouver un ou une partenaire de vie, fonder une famille, etc.
Ces attentes liées à la transition à la vie adulte sont susceptibles de ne pas être adaptées aux personnes vivant avec de la douleur chronique qui peuvent vivre leur quotidien à un rythme différent de ce qui est perçu comme étant « normal ». Pour cette raison, je m’intéresse, dans mon projet de recherche doctorale, à l’expérience du temps des jeunes personnes adultes vivant avec de la douleur chronique durant la période de transition à la vie adulte. Plus précisément, je cherche à :
Pour ce faire, mon projet s’appuiera sur la Crip Theory de Robert McRuer qui établit des parallèles entre la réalité des personnes queers et handicapées et adoptera une méthodologie qualitative, exploratoire et narrative. Je réaliserai des récits de vie en profondeur avec 10 jeunes adultes âgés de 25 à 35 ans et vivant avec de la douleur chronique afin d’explorer leur expérience de transition à la vie adulte, leur perception du temps normatif dans leur transition à la vie adulte, leur perception de leur futur avec la douleur chronique et les besoins et les recommandations qu’ils et elles auraient afin de les soutenir dans leur transition à la vie adulte et de les aider à concrétiser le futur qu’ils et elles désirent.
2025
Background The first palliative day care program (PDCP) marks its 50th anniversary. Aim This study examined the distinctive features of PDCPs that have endured, as well as the changes they have undergone in the United Kingdom and Canada, to identify avenues for the development of these programs. Methods Using primary data from two qualitative studies, conducted in the United Kingdom and Canada, a thematic meta-synthesis was carried out using the expansive secondary analysis approach to identify similarities and distinctions between the PDCPs identified in the two original studies. Results The results were drawn from group and individual interviews with 19 participants in Canada, including 13 professionals and 6 managers across 6 PDCPs, and 35 participants in the United Kingdom, including 16 professionals and 18 managers from 3 PDCPs. The results indicate that the administrative structure of the PDCPs, the adoption of a palliative care philosophy, and the multidisciplinary nature of the professional and volunteer teams are the components of the programs that have endured. However, patient characteristics, care models, and institutionalization are constantly evolving. Conclusions As PDCPs continuously innovate to adapt to the needs of their patients, the evolution of their components is desirable. However, pressure to demonstrate the relevance of their services to justify financial resources could, while ensuring their sustainability, deprive them of the values and practices that are their most valuable asset and purpose: supporting people living with advanced diseases with palliative care while still remaining in their own homes.
2025
Introduction: The transition from military to civilian life can be a significant challenge for Canadian Armed Forces (CAF) Veterans, with approximately 39% experiencing difficulties. Veterans living with chronic pain face unique challenges during this transition, with impacts on their physical, mental, and social well-being. This study explores the experiences and needs of Veterans living with chronic pain during their transition to civilian life and examines the implications of chronic pain on various life domains. Methods: This qualitative and exploratory study investigated the effects of chronic pain on CAF Veterans’ transitions to civilian life. Two three-hour focus groups were held with Veterans (N = 8) to explore their experiences with pain and its impacts on their social functioning during the transition to civilian life. Data were analyzed using thematic analysis. Results: Participants reported stigmatization of pain during military service, challenges in accessing civilian health care, significant emotional and relational impacts of chronic pain, and the importance of adaptive coping strategies. Participants also highlighted the need for peer support programs and specialized chronic pain clinics to facilitate the transition to civilian life and improve Veterans’ quality of life. Discussion: Chronic pain significantly complicates CAF Veterans’ transitions to civilian life by affecting various aspects of life and adjustment processes. The findings underscore the need for enhanced access to civilian health care and Veterans Affairs Canada services, along with preventive interventions, to support Veterans’ well-being and facilitate successful transitions.
2024
Les répercussions de la douleur chronique sur le fonctionnement social des jeunes adultes est un phénomène peu étudié. Or, ceux-ci vivent une importante étape développementale : la transition à la vie adulte. Cette transition, complexifiée par la douleur chronique, est marquée par une autre transition organisationnelle lorsque leur suivi est transféré des soins pédiatriques aux soins adultes. Cet article présente une recension des écrits narrative portant sur le vécu des jeunes vivant avec de la douleur chronique en transition vers la vie adulte. Les résultats montrent qu’en plus de vivre de la stigmatisation et de l’invalidation, la douleur chronique chez les jeunes adultes engendre des défis sur le plan de la consolidation de soi et de l’autonomisation. Le passage des soins pédiatriques aux soins adultes engendre aussi une perte de repère importante. Finalement, la douleur chronique affecte plusieurs sphères de vie des jeunes adultes : personnelle, familiale, interpersonnelle et occupationnelle. Les résultats de cette recension soulignent l’importance de mieux comprendre le vécu psychosocial de ces jeunes adultes. Ils montrent aussi que la recherche et la pratique en travail social a un important rôle à jouer afin de leur donner une voix et contribuer à leur reprise de pouvoir.
2024
Uniques au Canada, les centres de jour en soins palliatifs (CJSP) au Québec proposent une formule personnalisée de soins et services offerts selon les besoins exprimés par les personnes malades et leurs proches. La fréquentation d’un CJSP peut ainsi répondre aux besoins de certaines personnes en quête d’informations sur la maladie et les symptômes liés aux traitements palliatifs, tandis que pour d’autres, elle offre un espace de partage sur leur expérience. Au cœur de cette offre de services flexible se retrouve l’éthos des soins palliatifs : améliorer la qualité de vie des personnes malades et de leurs proches selon une approche holistique. De fait, la fréquentation d’un CJSP permet à plusieurs de briser l’isolement induit par la maladie, le contact des autres étant un générateur de sens à la vie, de transformations personnelles, de repères pour se reconnecter à son identité et d’apprivoisement de la vie avec la maladie, de la mort et du deuil. Cette flexibilité rend difficile l’élaboration d’une définition commune et pérenne des CJSP. Pour contribuer à la reconnaissance de ces lieux uniques, cet article décrit les résultats d’une recherche qualitative menée auprès de 14 intervenantes et intervenants provenant de cinq CJSP québécois entre novembre 2022 et mars 2023 afin de documenter les approches innovantes et interdisciplinaires déployées en CJSP. L’analyse des données issues de ces entrevues individuelles a été réalisée selon les principes de la méthode proposée par Paillé et Mucchielli (2012). Les résultats décrivent l’organisation du travail en équipe, les approches préconisées par les intervenantes et intervenants ainsi que les pratiques innovantes en CJSP. En guise de discussion et de conclusion, les autrices formulent des recommandations pour faire la promotion des CJSP et des services qui y sont offerts gratuitement aux personnes en soins palliatifs et à leurs proches.
2024
Depuis son implantation progressive dans le réseau de la santé et des services sociaux, la Nouvelle gestion publique (NGP) a entrainé des modifications majeures dans les conditions de pratique des travailleuses sociales. L’imprégnation d’une logique gestionnaire, la standardisation des pratiques ainsi que le recours de plus en plus fréquent aux données probantes et à l’intelligence artificielle pour baliser l’intervention ont contribué à réduire l’autonomie professionnelle des travailleuses sociales. Dans ce cadre de plus en plus contraignant, il devient difficile pour elles d’exercer des pratiques éthiques, c’est-à-dire de déployer au quotidien une pensée critique et une réflexivité basées sur les savoirs et valeurs du travail social, sur les normes déontologiques de la profession et sur leur identité professionnelle. Elles ont également de moins en moins de marge de manœuvre pour déployer des interventions inclusives et différenciées auprès des personnes issues de groupes minoritaires auprès desquelles elles sont appelées à agir. Les changements entrainés par la NGP engendrent aussi chez les travailleuses sociales des conflits de loyauté, entre les attentes de leurs gestionnaires et leurs valeurs professionnelles, ce qui a de nombreux effets délétères : détresse psychologique, démobilisation, épuisement professionnel, changement de carrière, etc. Si plusieurs recherches se sont intéressées à ces impacts des réformes managériales, très peu se sont attardées aux stratégies déployées par les travailleuses sociales dans leurs pratiques quotidiennes pour y faire face et pour assurer un exercice éthique de leur profession. Cet article propose ainsi une analyse des répercussions de la restructuration de l’État engendré par la NGP sur les conditions de pratique du travail social, ainsi que des réponses émergentes introduites par les actrices de terrain.