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Simon Beaudoin est doctorant au Département de science politique de l’Université de la Colombie-Britannique. Ses recherches portent sur les interactions entre la gouvernance et les systèmes écologiques et visent à trouver des solutions pratiques aux enjeux transfrontaliers.
Simon est titulaire d’une maîtrise en politique et études internationales de l’Université de Cambridge et d’une maîtrise en études internationales de l’Université de Montréal. Il est l’auteur d’un ouvrage sur la gouvernance mondiale de la biodiversité, publié aux Presses de l’Université du Québec. Ses contributions sociales et universitaires ont été reconnues par plusieurs prix, dont une bourse Fulbright (Stanford University), la Médaille de la jeunesse du lieutenant-gouverneur du Québec et des bourses de doctorat du Conseil de recherches en sciences humaines et du Fonds de recherche du Québec.
Simon est cofondateur et codirecteur de Possible, un organisme sans but lucratif qui offre des ressources éducatives sur la régénération sociale et écologique par le biais de récits et de recherches. Il est également chargé de cours à l’Université de Sherbrooke, où il enseigne un séminaire de deuxième cycle sur les politiques internationales des changements climatiques. Avec le soutien de Fondation, il souhaite intégrer une communauté dynamique de fellows et de mentors, amplifier le travail des acteurs du changement à l’échelle locale et mondiale et œuvrer à l’avancement du Canada et de la société canadienne.
La recherche en relations internationales a longtemps mis l’accent sur la puissance matérielle des grands États pour expliquer les résultats mondiaux (Morgenthau 1959 ; Waltz 1979). Pourtant, de petits et moyens États et des acteurs de la société civile et des populations autochtones ont démontré que le leadership peut émerger de sources diverses (Downie 2025 ; Acharya 2016). Cette étude examine comment les 14 petits États insulaires en développement du Pacifique (PSIDS) — dont les Fidji, les Îles Marshall, Tuvalu et le Vanuatu — ont exercé une influence notable dans les négociations internationales sur le climat, la biodiversité et la pollution plastique (Klöck 2020 ; Ourbak et Magnan 2018).
Malgré leur puissance économique et militaire limitée, les PSIDS ont façonné plusieurs résultats clés, dont la création de la High Ambition Coalition qui a contribué à sécuriser l’objectif de 1,5 °C dans l’Accord de Paris (Beaudoin 2024 ; Cointe et Guillemot 2023). Les PSIDS constituent un cas pertinent pour comprendre comment de petits États construisent des coalitions capables d’orienter les agendas internationaux ainsi que pour renforcer les alliances du Canada dans la région Asie-Pacifique et accroître son influence dans les forums de gouvernance mondiale.
La question directrice est : pourquoi les PSIDS ont-ils pu exercer une influence disproportionnée dans les négociations environnementales internationales ? J’examinerai les partenariats qu’ils nouent avec des pays petits, moyens et grands, ainsi que le rôle de la société civile dans leur renforcement. Au-delà de l’apport académique, cette recherche offre des enseignements utiles pour le Canada. À l’image des PSIDS, le Canada cherche souvent à agir comme puissance constructive en reliant les acteurs, en encourageant l’ambition et en soutenant la coopération multilatérale. En tant que nation côtière aux intérêts maritimes importants, le Canada a aussi besoin de renforcer ses alliances dans l’Asie-Pacifique.
En étudiant comment de petits États amplifient leur voix et leur impact, ce projet peut éclairer la politique étrangère canadienne, soutenir des objectifs communs en gouvernance environnementale mondiale et renforcer le leadership du Canada dans l’action multilatérale.