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Madame Napoleon est une Cri de la Première Nation Saulteau, et elle a été adoptée par la communauté Gitanyow [Gitxsan]. Elle est cofondatrice du programme Juris Doctor (J.D.) et Juris Indigenarum Doctor (J.I.D.) (double diplôme en droits autochtone et canadien) et directrice fondatrice de l’Unité de recherche en droit autochtone. Elle est responsable universitaire de l’importante initiative nationale « Next Steps – Rebuilding Indigenous Law & Legal Orders » (Prochaines étapes – Reconstruire le droit et les ordres juridiques autochtones). Madame Napoleon mène des recherches et publie des articles sur les traditions et méthodologies juridiques autochtones (p. ex., les terres, l’eau, la gouvernance, la violence sexiste, les droits de la personne, les pédagogies et les familles), les théories juridiques autochtones, les légalités intersociétales, les féminismes autochtones, le pluralisme juridique, les démocraties et les sociétés civiles autochtones, ainsi que la propriété intellectuelle autochtone. Elle est professeure et ancienne doyenne par intérim (droit) et enseigne le droit immobilier canadien et gitxsan.
Elle a notamment publié les ouvrages suivants :
Parmi les distinctions reçues par Madame Napoleaon, citons les suivantes :
Intitulé « Prochaines étapes : reconstruire les ordres juridiques autochtones », le projet de Madame Napoleon propose une expansion transformatrice de la revitalisation juridique autochtone au Canada. Fondé sur la conviction que le droit est essentiel à l’autonomie gouvernementale, à la dignité et à la sécurité de tout peuple, le projet vise à remédier aux profondes injustices structurelles auxquelles sont confrontées les communautés autochtones, notamment la hausse des taux d’incarcération, la violence sexiste et l’asymétrie persistante entre les systèmes juridiques canadien et autochtone. S’appuyant sur les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, les appels à la justice issus de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées et la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, l’initiative vise à reconstruire cinq ordres juridiques autochtones complets sur une période de cinq ans.
Ce travail s’appuie sur trois réalisations majeures menées par Madame Napoleon : l’Unité de recherche en droit autochtone (Indigenous Law Research Unit [ILRU]), qui a développé des méthodologies juridiques autochtones reconnues à l’échelle nationale; le premier double diplôme en droit J.D./J.I.D. au monde, qui a redéfini l’enseignement juridique; et la nouvelle aile dédiée au droit autochtone de l’Université de Victoria, un centre national et international voué aux questions juridiques autochtones. Ces étapes importantes ont déjà eu un impact significatif, en influençant les accords intergouvernementaux, les modèles de cogestion, les processus d’évaluation environnementale et la formation judiciaire.
La recherche proposée représente le prochain grand bond en avant : l’objectif est de passer d’une reconstruction juridique sectorielle à une reconstruction holistique de l’ensemble des ordres juridiques, incluant la gouvernance, l’eau, les terres, la citoyenneté, la famille, les droits de la personne et les processus institutionnels. Conçus en partenariat avec les peuples autochtones, chaque projet pilote témoignera des histoires, des structures de gouvernance et des relations intersociétales distinctes.
Dotés d’un budget total de 50 millions de dollars, cinq projets pilotes serviront de modèles pour les futurs travaux de nation à nation à travers le Canada. L’initiative met l’accent sur les femmes, les personnes de diverses identités de genre, la justice climatique, la participation démocratique et la dignité humaine, offrant une voie pratique menant à un paysage juridique pluraliste dans lequel les ordres juridiques autochtones et canadiens coexistent de manière solide.
À terme, ce projet vise à redéfinir l’avenir de la justice au Canada, en renforçant la capacité juridique des Autochtones tout en favorisant la réconciliation nationale et la résilience démocratique.