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Kathryn Chan

  • Alumni 2009
  • Scholar 2009
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Professeure adjointe, Faculté de droit
Université de Victoria
Profile

Kathryn Chan a longtemps eu à la fois un intérêt universitaire pour les relations entre l’État et la société civile, et un intérêt concret pour le défi de ceux qui veulent améliorer la société en faisant du bénévolat.

Son mémoire de maîtrise, qui a reçu un prix de l’Association québécoise de droit comparé, est une critique de l’interprétation classique en common law des mesures fiscales concernant les organismes de bienfaisance. Kathryn considère que cette interprétation n’est pas cohérente avec la structure constitutionnelle canadienne et la responsabilité du gouvernement fédéral en matière de bi-juridisme et le bilinguisme. Elle étudie également des sources juridiques jusqu’ici négligées concernant les concepts de charité et de bienfaisance au Canada, certaines de ces sources provenant de la tradition du droit civil du Québec.

Après avoir obtenu une maîtrise en droit, Kathryn Chan a travaillé pour un cabinet juridique spécialisé dans le conseil auprès d’organismes de charité, en particulier sur les questions de gestion et d’enregistrement. Elle a représenté certains de ces organismes lors de procédures d’appel. Toutefois, son expérience d’avocate des organismes de charité l’a amenée à mettre en cause la relation souvent conflictuelle entre l’État canadien et le secteur du bénévolat, et la façon dont notre régime de réglementation est dominé par des préoccupations fiscales. D’après Kathryn Chan, le paradigme qui domine la réglementation du secteur bénévole au Canada doit être repensé pour s’assurer que l’État encourage la production de bien collectif dans un esprit de justice, de façon sécuritaire et en accord avec la Constitution.

Grâce à son doctorat, Kathryn espère renforcer les fondements théoriques de la réglementation du secteur caritatif en abordant deux grandes questions normatives : quel rôle le droit doit-il jouer pour soutenir ou réglementer les organismes du secteur bénévole au Canada ?  Et comment le droit devrait-il assumer ce rôle ?

Ultimement, elle espère développer de nouveaux modèles de réglementation du secteur bénévole fondés sur l’expérience d’autres pays, mais qui reflètent aussi la culture juridique, sociale et constitutionnelle du Canada.