2 Avril 2018

Dans l'affaire Colten Boushie, l'équipe de défense de Gerald Stanley a utilisé des récusations péremptoires pour former un jury entièrement blanc – et l’accusé de meurtre a été acquitté. Dans un article (anglais seulement) publié le 2 avril 2018 par The Conversation Canada, le lauréat 2013 de la Fondation Kent Roach a soutenu que la proposition du projet de loi C-75 d'abolir les récusations péremptoires devrait être applaudie. C’est « un bon premier pas vers des jurys canadiens divers et impartiaux. » En réponse aux critiques, Roach a démontré que les défis péremptoires sont « une invitation à la discrimination » et qu’ils minent la confiance du public dans la justice canadienne. Il a cependant prévenu que « plus de travail est nécessaire pour s'assurer que les jurys représentent la diversité de nos communautés. » En maintenant l'exigence de citoyenneté pour les jurés, le projet de loi C-75 implique que de nombreux résidents permanents issus de groupes racialisés ou minoritaires ne peuvent être choisis malgré leur compétence et leur impartialité. Dans l'ensemble, on doit chercher à atteindre « un standard moderne basé sur l'égalité qui garantirait un échantillon équitable et aléatoire de la communauté. »

Kent Roach est un lauréat 2013 de la Fondation et un professeur de droit à l’Université de Toronto. Lisez son article ici.

Kent Roach

Spécialiste du droit constitutionnel et défenseur des droits de la personne, il s’est illustré par ses travaux sur les certificats de sécurité dans la foulée de la lutte au terrorisme et à la réparation des abus des pensionnats autochtones.

Lauréats 2013