Ginger Gibson

Boursiers
2003
Programme d'étude:
Professeure associée, Institut de génie minier Norman B. Keevil, Université de la Colombie-Britannique
Région:

Professeure associée, Institut de génie minier Norman B. Keevil, Université de la Colombie-Britannique

La Fondation Trudeau m’a donné la possibilité de fréquenter de nouveaux réseaux, elle a également enrichi ma vie sur le plan des idées et de l’amitié. À l’occasion de colloques et de discussions, j’ai pu échanger des idées avec des artistes, de grands intellectuels, des hommes politiques qui ont fait l’histoire et d’autres qui seront les dirigeants de demain. Pouvoir ainsi avoir un aperçu de ce que pensent certains grands politiciens du Canada d’hier et de demain a considérablement nourri mon cheminement intellectuel. Ces rencontres m’ont profondément marquée. 

Quelques exemples pourront sans doute illustrer les répercussions de cette expérience qui ne sont pas faciles à décrire. La théorie politique qui oriente mon analyse des rapports entre les autochtones, l’État et les entreprises est tirée des travaux de James Tully qui était lauréat à la Fondation. Mes recherches sur les mines canadiennes de diamants ont inspiré une étude menée en collaboration avec un artiste que j'ai rencontré lors d'un colloque de la Fondation. Enfin, au plan personnel, je me suis fait une amie et une collaboratrice qui j’en suis sûre jouera un rôle important dans l’orientation des politiques du Canada au cours des années qui viennent. Ce ne sont là que quelques exemples de ce que m’a apporté la bourse de la Fondation. 

Je pense que la Fondation Trudeau a pris des risques en m’accordant une bourse. J’étudie l’ingénierie des mines d’un point de vue anthropologique et j’étais inscrite en ingénierie des mines. Mes études de doctorat n’avaient rien de simple et mes travaux n’auraient jamais pu voir le jour sans la Fondation. Je pense que mes travaux ont contribué à la compréhension de l’embauche des autochtones dans les entreprises du secteur minier à un moment où le Nord canadien connaît des changements importants. La Fondation Trudeau m’a donné les moyens de prendre une pause par rapport à dix ans de recherche militante dans le secteur des mines. Je me sens désormais ressourcée et prête à me réengager et à envisager les problèmes dans une perspective nouvelle, avec d’autres réseaux, d’autres idées.